Les services “automatisés” d’apprentissage de vocabulaire se multiplient. J’ai déjà évoqué ici Popling ou Learn10, un petit nouveau pointe le bout de son nez : Vocabsushi…
Soyons clairs, Vocabsushi s’adresse avant tout à des anglo-saxons, je dirai même des américains, le service étant formaté pour les différents tests officiels des universités US. Mais un francophone voulant apprendre l’anglais devrait pouvoir également l’utiliser.
L’outil est plutôt réfléchi, il faut en convenir. 4 sections sont proposées :
La première, Words, vous donne accès à la liste de vocabulaire que vous devez apprendre. Une liste émise par le site, en fonction du niveau choisi, et du test d’évaluation que vous passez lors de votre inscription. Cette liste est gérée par le service, qui s’occupe de la faire évoluer en fonction de votre progression.
Chaque mot possède sa fiche, qui intègre une définition, une phrase exemple (issue d’articles) qui montre son utilisation en contexte, un fichier audio pour sa prononciation, et une coche que l’on peut cliquer pour indiquer que l’on considère ce terme comme appris.
Le seconde section, Learn, donne accès à des articles sélectionnés sur le net, utilisant un ou plusieurs mots de la liste. Un méthode censée permettre comprendre la définition du mot en contexte.
La troisième section, games, va tenter de nous faire oublier l’aspect plutôt abrupt de cet apprentissage en solitaire grâce au jeu. Deux types de jeu sont accessibles: “Sentence Completions” où il faut trouver le terme manquant dans un texte parmi 5 propositions, et “Definition Matching“, un quizz dans lequel il faut choisir la définition d’un mot au milieu de 5 réponses.
Pour finir, la dernière section, “My progress“, établi un bilan statistique de votre apprentissage.
Niveau tarifs, un test gratuit de la plateforme est accessible deux semaines. Il en coûtera sinon 10 dollars pour un mois, 25 dollars pour 3 mois ou 50 dollars à l’année.
Qu’en penser réellement ? Ce type d’outil peut répondre aux besoins de bachotage d’un étudiant américain, car il s’adapte finalement bien aux tests de vocabulaire. Mais de là à dire que l’on va maîtriser l’usage d’un vocabulaire de cette façon, il y a une marge. Ces machines à apprendre, plutôt froides et déshumanisées, nécessitent probablement pas mal de motivation pour un usage dans le temps
.


















